
«Plusieurs ont des systèmes d’alarme qui sont en mauvais état, mais la réticence au changement est moins grande qu’avant», précise Sylvain Bouchard. Heureux de cette attitude généralement conciliante des propriétaires en défaut, le chef des opérations juge tout de même important le nouveau pouvoir du Service de la sécurité incendie de la Ville de Saguenay. Il pourra désormais envoyer un inspecteur vérifier un bâtiment résidentiel ou commercial chaque année si ce dernier est jugé non conforme aux normes de sécurité.
Cette réglementation vient du schéma de couverture de risque exigée en 2009 par le gouvernement provincial, selon la loi sur la sécurité incendie. Elle permettra entre autres aux inspecteurs de s’assurer de la sécurité d’un édifice sans devoir attendre qu’une plainte soit formulée.
Cette défaillance au niveau de la sécurité est, selon lui, tout aussi attribuable à la négligence de la part des propriétaires qu’à leur manque de connaissances sur les obligations de sécurité. «Quoique l’ignorance n’excuse pas la dangerosité», insiste-t-il. Du côté de la Régie du bâtiment de Saguenay cependant, on attribue cet écart des normes de sécurité à la trop grande complexité du code de la sécurité des bâtiments. Un employé de la régie souhaitant rester anonyme est caté- gorique: «Je dirais que 100% des bâtiments de catégorie A ou B (établissements scolaires, centres commerciaux, hôpitaux et CHSLD) sont non conformes. Pour qu’ils le soient, il faudrait que toutes les exigences à l’inté- rieur du code soient vérifiées et vérifiables; c’est impossible.»
Les manques seraient géné- ralement dus à des modifications que les entrepreneurs décident d’apporter lors de la construction. «Les problèmes sont souvent créés à ce moment, parce que le propriétaire le fait sans consulter la réglementation de la régie, alors que ces changements sont finalement non conformes», explique le travailleur anonyme.









