La Pige

Jeudi le 09 septembre 2010
Prochaine mise à jour le Automne 2010

Journal Le Réveil: chamboulements dans la convention collective

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 Les employés du journal Le Réveil ont dû accepter à contrecoeur la perte de 20 emplois et se sont résignés à accepter une nouvelle convention collective. Selon les documents recueillis par La Pige, plusieurs clauses font régresser les conditions des journalistes et employés de bureau à un point tel que les trois journalistes ont renoncé à réintégrer leur poste. 

Le multitâche fera partie du quotidien des journalistes de l’hebdomadaire. Selon l’offre déposée par Quebecor, les salariés du service de rédaction ne travaillent pas exclusivement pour le journal papier, mais doivent aussi traiter l’information pour d’autres supports comme la télévision et le Web. 

 

Les textes écrits par les journalistes du Réveil sont une propriété de Quebecor Media inc. Donc, ils peuvent être publiés n’importe où dans son réseau, sauf à des fins publicitaires ou politiques. Dans l’ancienne convention, une clause stipulait que Quebecor ne pouvait prendre des textes du journal Le Réveil pour les publier dans ses médias qui sont en lock-out. Cette clause a été rayée dans le nouveau contrat de travail.

 

Lorsqu’il s’agit d’une adaptation pour une autre plateforme, l’employeur peut effectuer une coupe ou une modification dans le texte de tout article ou de tout contenu, sans l’assentiment de l’auteur. Il doit cependant, dans un tel cas, retirer la signature du journaliste. 

 

Redéfinition de tâches

 

Désormais, les cadres non-syndiqués du journal Le Réveil peuvent remplacer un syndiqué et effectuer ses tâches. L’employeur n’est pas tenu de confier la tâche à un employé syndiqué surnuméraire. 

 

Dans l’ancienne convention collective, il était écrit : «Aucun salarié d’une autre section ne peut agir comme journaliste, ni prendre de photos.» Cette clause a été biffée dans l’offre globale et finale. 

 

Le journal comptera deux employés de bureau au lieu de sept. Dans l’ancienne entente de travail, leurs tâches étaient énumérées et bien définies. Dans la nouvelle convention, elles ont été regroupées, sans être totalement bien définies: «Toutes autres tâches connexes et/ou demandées par l’employeur», peut-on lire dans le document déposé par la partie patronale. Quebecor se réserve aussi le droit de choisir quels employés de bureau vont conserver leur emploi sans regard à l’ancienneté. 

 

L’employeur ne pouvait mettre à pied ou baisser le salaire de ses salariés réguliers à temps plein en cas de changements techniques ou technologiques, de transformation dans les structures ou dans le système administratif de l’employeur, de travail à forfait ou à contrat ou de la venue d’une agence de presse. Avec la nouvelle convention, l’employé ne bénéficie plus de cette protection.

 

Les employés du journal Le Réveil n’ont pas eu le choix d’accepter ces conditions, puisque Quebecor leur a lancé un ultimatum. Ils avaient le dilemme d’accepter la perte de 20 emplois avec compensations et d’accepter les demandes de l’employeur ou de perdre 25 emplois, sans compensation et ainsi mettre fin aux 65 années d’existence du journal. 

 

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418-547-2191 #7260 

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