Une nouvelle étude effectuée par le National Research Council (NRC), aux États-Unis, démontre que le fluor ajouté à l’eau potable cause divers troubles de santé. La porte-parole de la Coalition sans fluor 02, Josée Séguin, est persuadée que l’étude fera avancer le débat.

Après trois années d’études approfondies, 12 scientifiques de grande réputation ont publié en 2006 la plus récente étude sur l’ajout du fluor dans l’eau potable. «Avec cette nouvelle étude, le gouvernement n’aura pas le choix de réviser le dossier et les choses devraient changer de direction», explique Josée Séguin.
Parmi les dangers évalués par une des plus hautes autorités scientifiques des États-Unis, on note, entre autres, une augmentation du taux de fractures des os, des dommages aux dents et aux articulations et, possiblement, des troubles neurologiques surtout chez les enfants. L’ajout de fluor à l’eau potable pourrait également «exacerber les effets combinés de l’aluminium et du fluorure, de même que le diabète et le cancer».
Le conseiller en communication du maire de Saguenay, Richard Banford, croit que cette étude n’est pas valable et précise que le maire ne commentera pas le dossier puisque c’est aux professionnels de la santé de s’en occuper. «Mme Séguin se promène partout avec toutes sortes d’études et celle-là, encore une fois, est biaisée», commente-t-il.
Les porte-parole de la Coalition sans fluor 02 ont rencontré le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, la semaine dernière afin de lui présenter l’étude. «Le gouvernement doit regarder les données des années 1990, car il y a maintenant plus de 200 recherches qui démontrent les dangers du fluor et cette dernière étude représente beaucoup», explique Mme Séguin.
Le dentiste-conseil de la Direction de la santé publique, René Larouche, n’a pu donner aucun commentaire sur le dossier. «Je ne peux pas parler présentement, car nous étudions le sujet et révisons l’étude déposée», explique-t-il.
Selon Josée Séguin, les usines comme Alcan répandent entre 200 et 300 tonnes de fluor. «Lorsqu’ils calculent d’augmenter le taux de fluor de 0,3 à 0,7%, ils ne prennent pas en considération les déchets de fluor qui proviennent de ces usines.»
Contradictions
L’Institut national de santé publique soutient pourtant qu’aucune étude ne prouve réellement les dangers du fluor. Plus d’une centaine d’associations, d’instituts de médecine et de conseils appuient la fluoration de l’eau. Pour Josée Séguin, il s’agit d’une désinformation de la part de la Direction de la santé publique. «Il y a beaucoup de fraudes scientifiques, c’est terrible. Il faut que ça change», proclame-t-elle.



